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Création société Agadir

Création de société à Agadir

Le CRI compétent, la juridiction qui immatricule, le justificatif de siège — et, pour les activités qui font l’économie du Souss-Massa, l’autorisation qui ne s’obtient pas au registre du commerce.

Nous cadrons la forme juridique avec vous, puis nous préparons votre dossier de création.

Ce guide se lit en une dizaine de minutes. Le sommaire mène directement à la section qui vous concerne, si votre lecture est ciblée.

Vue aérienne de la baie d’Agadir, de sa plage en arc de cercle et de la ville
La baie d’Agadir.

Le circuit administratif

Le CRI Souss-Massa et le tribunal : deux périmètres

Créer une société à Agadir ne relève pas d’un droit local. La loi n° 5-96 sur les sociétés commerciales s’applique de la même façon à Agadir, à Casablanca ou à Tanger. Ce qui change, c’est l’administration qui instruit votre dossier : le centre régional d’investissement (CRI) Souss-Massa est le guichet compétent dès lors que le siège social se situe dans sa région.

Sa compétence dépasse la ville : la région Souss-Massa s’étend bien au-delà d’Agadir, et un projet installé ailleurs dans son ressort passe par ce même CRI.

Le CRI n’immatricule pas

C’est la confusion la plus fréquente, et elle vaut partout au Maroc : le ressort du CRI et celui du tribunal ne se superposent pas. Le registre du commerce local est tenu au secrétariat-greffe du tribunal de commerce ou, à défaut, du tribunal de première instance, sous la surveillance du président du tribunal — c’est la règle posée par le code de commerce. Le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le siège.

Agadir dispose de son propre tribunal de commerce. Un siège situé dans son ressort relève donc de ce secrétariat-greffe. Une adresse ailleurs dans la région — dans une province qui dépend du même CRI mais d’un autre ressort judiciaire — n’en relève pas automatiquement. Nous vérifions la juridiction compétente pour votre adresse exacte avant de préparer le dépôt plutôt que de la présumer.

C’est cette immatriculation qui donne juridiquement naissance à la société : avant elle, la société n’a pas de personnalité morale. C’est aussi de là que sortent votre numéro de registre du commerce et votre identifiant commun de l’entreprise (ICE), que vos clients réclameront dès la première facture.

Le sujet principal

Créer la société : le circuit du dossier

Le parcours est national. Réservation de la dénomination auprès de l’OMPIC par le certificat négatif, rédaction des statuts, légalisation des pièces, enregistrement des actes auprès des impôts, taxe professionnelle et déclaration d’existence, immatriculation au registre du commerce, affiliation à la CNSS, puis publicité légale. Le dépôt se fait par voie électronique via la plateforme officielle Direct Entreprise ; ce qui passe réellement par l’écran et ce qui peut demander une démarche complémentaire est décrit sur notre page créer sa société en ligne. La liste des pièces figure sur la page documents à fournir.

Présentation d’un projet devant plusieurs personnes réunies autour d’une table de réunion
Photographie d’illustration : les personnes représentées ne sont pas l’équipe BW.

Le siège social

Une société ne s’immatricule pas sans adresse. Le siège est une mention obligatoire des statuts, et le dossier doit être accompagné d’un justificatif : titre de propriété, contrat de bail au nom de la société, ou contrat de domiciliation. L’adresse du siège détermine le CRI et, le plus souvent, le tribunal — la changer plus tard est une modification statutaire, avec sa propre publicité et son propre coût.

Beaucoup de projets gadiris démarrent sans local : un commerce en préparation, une activité de service, une structure créée avant l’installation. La domiciliation d’entreprise traite exactement cette situation. Une précision utile pour la suite de cette page : elle règle la question du siège, pas celle d’un site d’exploitation.

Nous ne promettons pas de délai. Il dépend de la disponibilité des rendez-vous, de la qualité du dossier et du traitement par chaque administration — trois choses dont aucune ne nous appartient.

Le choix de départ

Quelle forme juridique pour un projet gadiri

La forme ne dépend pas de la ville. Elle dépend du nombre d’associés, de la gouvernance voulue et de ce qu’attendent vos clients ou vos financeurs. La SARL couvre la grande majorité des projets. La SARL à associé unique évite l’associé de complaisance quand on démarre seul. La SAS prend l’avantage dès qu’une entrée au capital, des droits différenciés entre associés ou une gouvernance sur mesure sont anticipés — un cas fréquent dans les projets agricoles ou halieutiques qui associent un apporteur de terrain, un apporteur de capital et un opérateur.

Un point à ne pas négliger dans une région d’activités réglementées : l’objet social doit couvrir l’activité réelle. Rédigé trop étroitement, il se corrige — mais au prix d’une modification statutaire, et parfois au mauvais moment. Le comparatif complet des formes est sur la page choisir sa forme juridique.

Le complément local

L’immatriculation ne vaut pas autorisation d’exercer

Cette section ne remplace pas la précédente, elle la complète. Si votre projet est une agence, un cabinet, un commerce non alimentaire ou une activité de service, la création décrite plus haut suffit à vous mettre en règle. Si votre activité touche aux produits alimentaires — et le Souss-Massa en vit largement, entre agriculture, produits de la mer et agroalimentaire —, une seconde piste s’ouvre, indépendante du registre du commerce.

La loi n° 28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires, promulguée par dahir du 11 février 2010, et son décret d’application n° 2-10-473 du 6 septembre 2011, soumettent les établissements du secteur alimentaire à un régime d’autorisation préalable. Deux régimes coexistent : un agrément pour les catégories d’établissements listées en annexe du décret, et une autorisation pour les autres établissements du secteur.

Ce n’est pas la même autorité selon l’activité

Type d’activitéQui délivre
Produits primaires, produits alimentaires, aliments pour animauxLe directeur général de l’ONSSA
Produits de la pêche et de l’aquacultureL’autorité compétente en matière maritime
Vente au détail et restauration collectiveLes autorités communales chargées de l’hygiène
Répartition posée par l’article 5 du décret n° 2-10-473. La catégorie de votre activité, et non votre forme juridique, désigne l’interlocuteur.

Pourquoi l’autorisation suit le site, pas la société

Le décret le rend visible dans la numérotation elle-même : le numéro d’agrément ou d’autorisation est composé de groupes de lettres et de chiffres qui intègrent le code de l’activité, la préfecture, un numéro de récépissé et l’année de délivrance. Il identifie un établissement — un site, dans un ressort donné — et non une personne morale.

Trois conséquences pratiques, souvent découvertes trop tard.

  • Une société peut avoir plusieurs établissements, et chacun relève de sa propre décision. Ouvrir un second site n’étend pas automatiquement l’autorisation du premier.
  • Une adresse de domiciliation n’est pas un site d’exploitation. Elle est parfaitement régulière pour le siège social ; elle ne peut pas servir de lieu d’activité alimentaire.
  • Déménager le site relance la question, puisque le numéro porte la préfecture et l’année. Ce n’est pas un simple changement d’adresse.

Nous ne montons pas ces dossiers : ils relèvent de l’autorité sanitaire compétente et, le plus souvent, d’un conseil spécialisé. Nous vous disons où passe la frontière. La rédaction de l’objet social tient compte de l’activité envisagée.

Une couche de plus

Si vous exportez

Beaucoup de projets du Souss-Massa visent l’exportation. Le contrôle et la coordination des exportations de produits alimentaires relèvent d’un établissement public dédié, Morocco Foodex — l’établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations, placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture.

C’est une troisième couche, distincte des deux précédentes : être immatriculé ne suffit pas, être agréé sur le plan sanitaire ne suffit pas non plus. Les conditions applicables à votre produit et à votre marché de destination se lisent auprès de cet organisme, et non sur une page commerciale — y compris la nôtre.

Méthode

Dans quel ordre s’y prendre

La question revient à chaque dossier : faut-il l’autorisation avant la société ? Dans la pratique, l’ordre s’impose de lui-même. Une demande d’agrément ou d’autorisation se fait au nom d’un exploitant identifié, pour un établissement identifié : il faut donc que la société existe, avec son registre du commerce et son ICE, et que le site soit déterminé.

Mains annotant des tableaux chiffrés et des graphiques posés sur une table, à côté d’un ordinateur portable
Photographie d’illustration.
  1. Cadrer la forme et l’objet social en tenant compte de l’activité réglementée visée.
  2. Arrêter l’adresse : celle du siège, et celle du site d’exploitation si elles diffèrent.
  3. Constituer et immatriculer la société — le circuit décrit plus haut.
  4. Engager la demande sanitaire auprès de l’autorité compétente pour votre catégorie d’activité.
  5. Traiter le volet export le cas échéant, une fois les deux premières étapes acquises.

Nous intervenons sur les trois premiers points, et nous vous disons clairement à partir d’où commence le travail de quelqu’un d’autre.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la création d’une société à Agadir

Faut-il habiter Agadir pour y créer sa société ?

Non. Ce qui compte est l’adresse du siège social, pas celle du gérant. Le cas des résidents à l’étranger est traité sur la page créer une société au Maroc depuis l’étranger.

Mon activité alimentaire peut-elle démarrer dès l’immatriculation ?

L’immatriculation crée la société ; elle ne délivre aucune autorisation d’exercer. Les établissements du secteur alimentaire relèvent d’un agrément ou d’une autorisation sur le plan sanitaire, prévus par la loi n° 28-07 et son décret d’application. La catégorie de votre activité détermine l’autorité compétente.

Une domiciliation suffit-elle pour une activité de transformation ?

Pour le siège social, la domiciliation est une solution régulière. Elle ne constitue pas pour autant un site d’exploitation : une activité alimentaire s’exerce dans un établissement, qui fait l’objet de sa propre décision sanitaire.

Le CRI Souss-Massa immatricule-t-il ma société ?

Non. Le CRI est le guichet qui centralise le dossier de création ; l’immatriculation au registre du commerce relève du secrétariat-greffe du tribunal compétent pour l’adresse du siège. Agadir a son propre tribunal de commerce, mais une adresse ailleurs dans la région peut relever d’un autre ressort.

Quelle forme juridique pour un projet agricole ou halieutique ?

Il n’y a pas de forme réservée à ces secteurs. La SARL convient à la plupart des cas ; la SAS est souvent préférée lorsque plusieurs associés apportent des choses différentes — terrain, capital, savoir-faire — et veulent des droits distincts. Le comparatif est sur la page choisir sa forme juridique.

BW a-t-il un bureau à Agadir ?

Non, et nous préférons le dire plutôt que de laisser croire le contraire. Ce que nous prenons en charge, ce que nous ne prenons pas en charge et l’effet réel de cette absence de bureau sur votre dossier sont détaillés dans Ce que nous prenons en charge, en bas de page.

Vérifier par vous-même

Sources officielles

Les règles citées sur cette page viennent des textes et des organismes ci-dessous. Nous n’en sommes ni un service ni un partenaire : ces liens sont donnés pour que vous puissiez vérifier chaque point à la source.

Notre rôle

Ce que nous prenons en charge

Nous cadrons la forme juridique avec vous, puis nous préparons votre dossier de création et le déposons auprès du CRI Souss-Massa. Le détail des prestations incluses, leurs conditions et leur prix vous sont indiqués dans le devis, avant tout engagement de votre part.

Une précision d’honnêteté : BW n’a pas de bureau à Agadir. Nous travaillons à distance, ce qui ne change rien au circuit de votre dossier — le dépôt est électronique et les démarches sont les mêmes. Nous ne sommes ni le CRI, ni l’OMPIC, ni l’ONSSA, ni un service de l’État.

Et une limite claire : l’agrément sanitaire, l’autorisation d’établissement et le volet export ne sont pas notre métier. Nous constituons la société qui portera ces demandes, en tenant compte de l’activité envisagée dans la rédaction de l’objet social, et nous vous indiquons quelle question relève de qui — un expert-comptable inscrit à l’Ordre pour la certification des comptes, l’autorité sanitaire compétente pour l’établissement — plutôt que d’entretenir la confusion.

Votre projet est à Agadir ? Décrivez-le.

Dites-nous quelle activité vous comptez exercer et où : nous vous disons quelle forme convient, ce que le dossier exige et ce qu’il coûte, avant de commencer quoi que ce soit.